mardi 14 octobre 2014

Faut-il faire la généalogie de ses alliés ?


Lorsqu’on se lance dans la généalogie de sa famille, on trouve très tôt ceux qu’on nomme les alliés. Les alliés sont les personnes qui se sont alliées par mariage avec nos ancêtres. Typiquement, ce sont les conjoints des frères et sœurs d’un ancêtre donné. D’ailleurs, le premier allié est notre conjoint ou ceux de nos enfants.

Le problème est que tout le monde sait à quel point l’établissement d’un arbre généalogique est une tâche titanesque. Alors pourquoi passer en plus du temps sur les arbres des alliés ? En a-t-on vraiment le temps ? Est-ce utile ?




Le temps

Evidemment, établir l’arbre de ses alliés prend du temps. Il s’agit cependant de savoir circonscrire la recherche à certains alliés et à certaines époques.

Je m’explique.

Faire la généalogie de son conjoint prendra autant de temps que pour sa propre généalogie. On peut toutefois la faire car elle concerne à part égale nos enfants. Mais il doit s’agit là d’une exception (à moins de commencer ses recherches très jeune et d’y consacrer beaucoup de temps).

En revanche, à partir du moment où on peut établir que certains de nos ancêtres sont stabilisés dans une région donnée ou, comme c’est souvent le cas, dans une paroisse ou un groupe de paroisses donné, on peut s’intéresser aux alliances, c’est-à-dire aux familles avec lesquelles les frères et sœurs d’un de nos ancêtres se sont unis.

On peut ainsi faire ces recherches tout en ciblant la période de temps pendant laquelle on les effectue. Ce qui de fait n’est pas si chronophage que cela …


L’intérêt

L’intérêt principal de ce type de recherches est qu’il permet d’établir une cartographie de l’environnement social dans lequel nos ancêtres ont vécu.

En effet, en établissant les liens qui existaient entre les conjoints d’une même fratrie par exemple, on va constater qu’une partie de la fratrie s’est alliée avec de parfaits inconnus d’autres paroisses, mais qu’une autre partie a renforcé des liens existant entre les familles depuis plusieurs générations.

Mes recherches personnelles m’ont montré par exemple que très souvent les aînés des familles s’unissaient avec des conjoints issus de familles alliées (voire même ayant un ancêtre commun à la troisième ou quatrième génération), tandis que les benjamins, pour lesquels l’enjeu était moindre, pouvaient s’allier à des inconnus, voire quitter la paroisse pour s’établir ailleurs.

Tout ceci démontre en fait que, sans que l’amour soit systématiquement absent des mariages, ces derniers étaient surtout là pour garantir la stabilité de la communauté.

Le dernier intérêt, qui n’est pas le moindre, est que cela peut permettre de résoudre des énigmes généalogiques, surtout si les alliances ont mis en jeu des familles partageant un ancêtre commun avec la nôtre. C’est un peu comme la fenêtre par laquelle on peut entrer si la porte est fermée ! Et même si l’énigme n’est pas résolue formellement, on peut tisser un premier portrait-robot de l’ancêtre recherché en se basant sur son environnement familial proche.


Alors, maintenant que vous savez que cela ne prend finalement pas tant de temps que cela et que cela a un grand intérêt, vous pouvez vous lancer dans la recherche des alliés de vos ancêtres ! En prime vous pourrez même découvrir certains liens avec des personnages hauts en couleur …


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